Les cancers en France et dans les Hauts-de-France

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En France, près de 433 136 personnes ont un diagnostic de cancer chaque année. Entre 2003 et 2023, toutes localisations confondues, le nombre de nouveaux cas de cancer a été multiplié par 1.4, en raison principalement de l’augmentation de la population et de son vieillissement.

L’image présente une comparaison entre deux années, 2003 et 2023, concernant les nouveaux cas de cancer, sous forme de deux colonnes verticales.

Partie gauche – 2003

Un diagramme circulaire indique 314 719 nouveaux cas.

La répartition est la suivante :

  • 42 % de femmes, soit 130 959 cas
  • 58 % d’hommes, soit 183 760 cas 

Le taux standardisé d’incidence (pour 100 000 habitants) est :

  • 244,4 chez les femmes
  • 385,4 chez les hommes 

L’âge médian au diagnostic est :

  • 67 ans pour les femmes
  • 68 ans pour les hommes 
     

Partie droite – 2023

Un diagramme circulaire indique 433 136 nouveaux cas.

La répartition est la suivante :

  • 43 % de femmes, soit 187 526 cas
  • 57 % d’hommes, soit 245 610 cas 

Le taux standardisé d’incidence (pour 100 000 habitants) est :

  • 274 chez les femmes
  • 354,9 chez les hommes 

L’âge médian au diagnostic est :

  • 68 ans pour les femmes
  • 70 ans pour les hommes

 

 

Entre 2003 et 2023, le taux d’incidence standardisé monde (TSM), toutes localisations confondues, augmente chez les femmes, mais tend à diminuer chez les hommes. 

 

En 2023, les cancers les plus fréquents diffèrent selon le sexe.
Chez les hommes :

  • prostate : 59 885 cas (24 %), incidence en baisse de 1,1 %
  • poumon : 33 438 cas (14 %), incidence en baisse de 0,3 %
  • colorectal : 26 212 cas (11 %), incidence en baisse de 0,5 %.

Chez les femmes :

  • sein : 61 214 cas (33 %), incidence en hausse de 0,3 %
  • colorectal : 21 370 cas (11 %), incidence en hausse de 0,4 %
  • poumon : 19 339 cas (10 %), incidence en forte hausse de 4,3 %.

Une grande partie des cancers est considérée comme évitable. En effet, on estime que 40% des nouveaux cas de cancers sont attribuables aux modes de vie et pourraient être évitables par des changements de comportements.

 

L’image présente les principaux facteurs de risque de cancer et leur contribution, avec une organisation en deux parties : une colonne à gauche avec des pourcentages, et un schéma explicatif à droite.

Partie gauche – Répartition des facteurs de risque (en pourcentage)

Une liste verticale indique la part estimée de cancers attribuables à chaque facteur :

  • 20 % : tabac
  • 8 % : alcool
  • 5,4 % : alimentation déséquilibrée
  • 5,4 % : surpoids
  • 4 % : certaines infections
  • 3 % : expositions professionnelles
  • 3 % : rayonnements UV
  • 1,8 % : radiations ionisantes
  • 0,9 % : manque d’activité physique
  • 0,6 % : traitements hormonaux
  • 0,5 % : ne pas avoir allaité
  • 0,4 % : particules fines
     

Partie centrale

Un encadré indique : « Près de la moitié des cancers pourraient être évités »

Partie droite – Les 4 principaux facteurs de risque

Un schéma en cercles et ramifications détaille les localisations de cancers associées aux quatre principaux facteurs :

Tabac – 17 localisations

Associé notamment à :

  • poumon
  • bouche, pharynx, larynx, œsophage
  • vessie
  • pancréas
  • autres localisations

Surpoids et obésité – 14 localisations

Associés notamment à :

  • sein
  • foie
  • pancréas
  • rein
  • côlon-rectum
  • endomètre
  • autres localisations

Alcool – 8 localisations

Associé notamment à :

  • bouche, pharynx, larynx
  • œsophage
  • sein
  • foie
  • estomac
  • côlon-rectum

Alimentation déséquilibrée

Associée notamment à :

  • côlon-rectum
  • poumon

 

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Évolution du nombre de décès par cancer entre 2012 et 2022, avec une légère augmentation et une majorité d’hommes concernés.

En 2022, 164 095 décès par cancer ont été enregistrés, contre 156 229 en 2012.
Les hommes restent les plus touchés, représentant 56 % des décès en 2022, contre 58 % en 2012.
Le taux de mortalité diminue chez les hommes (de 135,8 à 110,2 pour 100 000) et légèrement chez les femmes (de 73,3 à 69,4).
L’âge médian au décès est de 75 ans chez les femmes et 73 ans chez les hommes.

 

Si les cancers sont responsables aujourd’hui de plus de 164 000 décès chaque année, la diminution globale du taux de mortalité s’observe pour de nombreuses localisations cancéreuses et le risque de décéder d’un cancer a diminué notablement grâce à la diminution des cancers de mauvais pronostic, aux diagnostics plus précoces et aux progrès thérapeutiques. Aujourd’hui plus d’une personne sur deux guérit après un diagnostic de cancer.

La survie des personnes atteintes de cancer s’améliore globalement depuis 1990.
Certains cancers ont un bon pronostic, avec une survie nette standardisée à 5 ans supérieure à 65 %, comme le mélanome de la peau ou le cancer du sein.
D’autres présentent une amélioration marquée, comme la leucémie myéloïde chronique, dont la survie est passée de 47 % en 1990 à 86 % en 2015.
À l’inverse, la survie du cancer du col de l’utérus diminue légèrement, passant de 66 % en 1990 à 62 % en 2015.
Ces évolutions s’expliquent notamment par les progrès du dépistage et des traitements, mais restent variables selon les cancers et les âges.

Du fait de la chronicisation de la maladie, aujourd’hui près de 3,8 millions de personnes vivent aujourd’hui en France avec des antécédents de cancer.

La région Hauts-de-France est une région marquée par le cancer avec 32 661 nouveaux cas de cancer estimés et 15 150 décès par an et une surincidence estimée à +3% pour les femmes et +9% chez les femmes.

La région présente l’incidence la plus élevée des régions de France métropolitaine chez l’homme et se trouve en 2e position après la région Provence-Alpes-Côte d’Azur chez la femme.

En moyenne, ce sont 8 432 hommes et 6 574 femmes domiciliés dans les Hauts-de-France qui sont décédés par cancers. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont les plus touchés.

La mortalité par cancer a baissé depuis les années 80, avec une diminution plus marquée depuis 2000. Comme l’illustre le graphique ci-dessous, la mortalité par cancers tend à diminuer en région et en France, et ce à un rythme plus soutenu pour les hommes que pour les femmes

De plus, sur les dix dernières années, les diminutions relevées dans les Hauts-de-France sont un peu plus marquées que celles relevées en France hexagonale. Pour les hommes, la diminution est de -17% en région contre -14,1 % en France et pour les femmes elles sont respectivement de -4,7% et -3,1%.