Hauts-de-France

Les risques liés au monoxyde de carbone

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Village enneigé avec fumés sortant des cheminés
Avec une centaine de décès en moyenne par an, le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité accidentelle par toxique en France. Gaz incolore, inodore et sans saveur, le monoxyde de carbone est difficile à repérer.
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Pour rappel, les intoxications accidentelles par le monoxyde de carbone touchent chaque année en France environ 1 000 foyers et plus de 3 000 personnes, représentant ainsi la première cause de décès par intoxication accidentelle dans l’habitat avec une trentaine de décès.

Rappel des principaux gestes de prévention pour éviter les intoxications 

Avant l’hiver

  • Faire intervenir un professionnel qualifié (plombier-chauffagiste ou entreprise de ramonage) pour contrôler et entretenir les installations de chauffage (chaudières, poêles et inserts) et les chauffe-eau.
  • Faire ramoner les conduits de fumée par un professionnel et faire vérifier leur étanchéité.

Tout au long de l’année

  • Aérer régulièrement le logement même lorsqu’il fait froid (10 minutes chaque jour a minima) et ne jamais obstruer les entrées et sorties d’air (grille d’aération dans la cuisine, la salle d’eau, la chaufferie).
  • Les chauffages d’appoint, même munis de dispositifs de sécurité, ne doivent pas être utilisés en continu. Les consignes d’utilisation, fournies par le fabricant, doivent être respectées. L’appareil doit être situé dans une pièce correctement ventilée.
  • Les groupes électrogènes ne doivent jamais être placés dans un lieu fermé (maison, cave, garage, grenier…), mais à l’extérieur des bâtiments et éloignés des prises d’air.

Dans les lieux de manifestation ou de rassemblement
Les responsables de ces établissements ou les organisateurs doivent s’assurer du bon état de fonctionnement des installations de chauffage, appareils et accessoires à combustible gazeux et conserver à jour le livret d’entretien. Ces équipements ne doivent fonctionner qu’en période d’occupation des lieux.

Un gaz incolore, inodore, toxique et mortel

Le monoxyde de carbone est un gaz indétectable par nos sens car il est inodore, incolore et non irritant. Les principales sources d’intoxication identifiées sont des chaudières au gaz ou au fioul, auxquelles s’ajoutent des facteurs favorisants tels qu’une mauvaise aération (entrée ou sortie d’air absente ou obstruée, ou obturée), un défaut de l’appareil, un défaut d’entretien de l’installation, ou un
défaut d’évacuation des gaz brulés. Dans certains cas, des intoxications ont été observées du fait d’une utilisation en intérieur d’appareils non raccordés à un conduit d’évacuation (groupes électrogènes …).

Les premiers signes d’intoxication

Les premiers signes d’intoxication sont des maux de tête, nausées, malaises ou vomissements : il faut aérer immédiatement le logement, arrêter si possible les appareils à combustion, évacuer au plus vite les locaux et appeler les secours (112, 18).

Aller plus loin

Le dispositif de surveillance régionale

Lorsqu’un cas d’intoxication suspecté ou avéré se produit, l’ARS est avertie. L’alerte est remontée par les services d’urgences (pompiers, Samu, services d’urgences des établissements de santé) au Point Focal Régional (PFR) de l’ARS qui la transmet à la sous-direction santé environnementale.

Cette remontée est réalisé en moins de 24 heures. L’ARS recontacte ensuite les victimes sous 48 heures pour comprendre les circonstances de l’accident et également donner les premières consignes de prévention à appliquer pour éviter la récidive. 

Vous souhaitez signaler une intoxication au monoxyde carbone (CO)

QUE FAUT-IL SIGNALER ?

Dans le cadre du dispositif de surveillance national, toute intoxication au CO (hors incendie), suspectée ou avérée, survenue de manière accidentelle ou volontaire, au domicile, dans un établissement recevant du public, en milieu professionnel ou liée à l’utilisation d’engin à moteur thermique (dont véhicule) doit faire l’objet d’un signalement. 

Les intoxications au CO liées à un incendie ont été exclues (par circulaire interministérielle de 2008) du domaine d'application du système de surveillance, car relevant d’une stratégie de prévention spécifique.

QUI SIGNALE ?

  • Les Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS)

  • Les services d'urgence hospitalière, SAMU, SMUR

  • Les services hospitaliers dont le service de médecine hyperbare

  • Le Centre Antipoison et de Toxicovigilance (CAP TV)

A QUI ET COMMENT SIGNALER ?

Les signalements sont à adresser à la Cellule Point Focal Régional de l’Agence Régionale de Santé (ARS)  des HAUTS DE FRANCE 

Les signalements s’effectuent à l’aide de fiches de signalement spécifiques (formulaires A et B).

1) Le formulaire A, formulaire de signalement, est adressé à l’ARS par les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) dans les plus brefs délais. Il comporte essentiellement des données administratives concernant l’intoxication (noms des personnes intoxiquées, adresse, téléphone, origine supposée de l’intoxication).

2) Le formulaire B, relatif aux données médicales, est adressé à l’ARS par l’établissement de santé ayant accueilli les personnes intoxiquées dans les plus brefs délais également.

3) Si le patient n’a pas été transporté par le SDIS, le formulaire A sera établi par l’établissement de santé en même temps que le formulaire B.