Cette année, la SEV met l’accent sur la vaccination des adolescents et des jeunes adultes. L’objectif : mieux protéger ces populations en renforçant la promotion des vaccinations contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et les méningocoques, dont les recommandations vaccinales ont récemment évolué.
Être protégé tout au long de la vie
Le calendrier vaccinal présente l’ensemble des vaccinations obligatoires et recommandées à chaque âge de la vie. 11 vaccinations sont obligatoires pour les nourrissons, incluant depuis le 1er janvier 2025 les vaccinations contre les méningocoques ACWY et B. Le calendrier vaccinal prévoit des rappels vaccinaux réguliers à l’adolescence et à l’âge adulte pour continuer à être pleinement protégé. La vaccination contre le papillomavirus (HPV) est recommandée au début de l’adolescence. Pour les plus de 65 ans, comme pour les personnes fragiles, se faire vacciner contre la grippe saisonnière et le covid-19 est notamment recommandé chaque année pour limiter le risque de formes graves.
Plus d’informations dans le calendrier vaccinal 2026
Protéger les jeunes grâce à la vaccination
La vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV), qui permet d’éviter plusieurs types de cancers, est recommandée chez les filles et les garçons entre 11 et 14 ans, période où son efficacité est maximale. Elle est possible en rattrapage jusqu’à 26 ans. Les élèves de 5e et de 4e, comme les jeunes en établissement médico-social, peuvent se faire vacciner gratuitement au sein même de leur collège ou établissement.
Les jeunes peuvent également être protégés contre les infections invasives à méningocoque. Cette vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée pour tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans, avec un rattrapage vaccinal pour toutes les personnes âgées entre 15 et 24 ans. Depuis la rentrée scolaire 2025/2026, elle est proposée dans les collèges en même temps que la vaccination HPV.
La vaccination contre les méningocoques, pour les nourrissons comme pour les adolescents, est d’autant plus importante qu’une augmentation du nombre de cas d’infections invasives à méningocoques a été constatée ces dernières années. Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Certains méningocoques peuvent parfois provoquer une maladie très grave comme une méningite ou une septicémie qui peut être mortelle ou laisser des séquelles importantes (paralysie, retard mental…). La vaccination reste le moyen le plus efficace pour les prévenir.
Des actions de terrain pour protéger les publics éloignés des soins et promouvoir la vaccination
L’agence régionale de santé déploie de nombreuses actions pour permettre la vaccination de publics précaires et/ou éloignés des soins. L’ARS finance 7 centres de vaccination dans la région qui proposent notamment la vaccination aux personnes en situation de précarité en intervenant directement sur leur lieu de vie ou structures d’accueil comme les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, foyers de jeunes travailleurs ou encore les centres sociaux. Ce sont également ces centres de vaccination qui organisent la campagne de vaccination contre les HPV et méningocoques dans les collèges.
Les 19 centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de l'immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) jouent également un rôle essentiel dans la vaccination contre les hépatites A et B, ainsi que le MPox et les HPV.
L’ARS Hauts-de-France intervient par ailleurs pour promouvoir la vaccination des professionnels de santé, chaque année insuffisamment vaccinés contre la grippe et le covid-19, à travers la conception et la diffusion d’outils de communication destinés aux établissements de santé, aux établissements médico-sociaux et aux organismes de formation en santé de la région.
Afin d’accompagner les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) à promouvoir la vaccination auprès de leurs patients, l’ARS octroie le label « MSP Vaccinée » aux MSP ayant inscrit la vaccination dans leur projet de santé. Ils bénéficient d’un accompagnement de la FEMAS Hauts-de-France à travers des outils de promotion de la vaccination et de communication.
Au total pour 2026, l’ARS Hauts-de-France dédie 2,7 millions euros pour accompagner la vaccination des publics précaires et promouvoir la vaccination.
Une couverture vaccinale en hausse, mais qui doit encore s’améliorer
Selon les dernières estimations de Santé publique France, disponibles dans le bulletin vaccination Hauts-de-France :
- 89 % des nourrissons nés en 2025 ont reçu la première dose de vaccin contre les méningocoques ACWY. Chez les adolescents et jeunes adultes, même si la couverture vaccinale est supérieure à la moyenne nationale, elle reste insuffisante avec seulement 20 % des jeunes de 11 à 14 ans et 10 % des 15-24 ans vaccinés.
- 70 % des nourrissons nés en 2024 (âgés de 21 mois) ont reçu deux doses de vaccin (contre 58% en 2024) contre les méningocoques B, marquant une progression de plus de 10 points.
- Les couvertures vaccinales pour les autres vaccinations obligatoires du nourrisson (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus influenzae, hépatite B, pneumocoque, rougeole, oreillons, rubéole) sont globalement très élevées avec des niveaux proches de l’objectif cible de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
- La couverture vaccinale HPV continue de progresser avec plus de 64 % de filles (60% en 2024) et 50% de garçons (40% en 2024) ayant reçu au moins une dose à l’âge de 15 ans, l’écart vaccinal entre les filles et les garçons se réduisant d’année en année. Les départements du Pas-de-Calais et de la Somme notamment figurent parmi les départements les mieux vaccinés de France.





