Don d’organes : parler de son choix, c’est sauver des vies

Communiqué de presse

Ce 22 juin, à l’occasion de la journée nationale du don d’organes, l’ARS Hauts-de-France rappelle l’importance de de faire connaître à ses proches sa position sur le don d’organes. Plus de 70 000 personnes vivent aujourd’hui en France grâce à une greffe.

Le don d’organes, pourquoi est-il essentiel d’en parler ?

La loi prévoit que tous les Français sont réputés donneurs d’organes après leur décès, sauf à avoir préalablement exprimé un refus. Avant tout prélèvement, les équipes médicales s’adressent aux proches pour s’assurer que la personne décédée n’était pas opposée au don. C’est pourquoi il est essentiel d’en parler au préalable à ses proches. Faire savoir votre souhait au préalable, notamment pour exprimer clairement votre volonté de donner, évite de faire reposer la décision sur vos proches et leur épargne une épreuve supplémentaire après votre décès. En parler, c’est lever le doute et permettre ce don, indispensable pour sauver des vies.

Donner, c’est sauver des vies 

Quelques chiffres permettent de comprendre l’importance du don d’organes : 

  • Un donneur peut sauver jusqu’à 7 vies, avec la possibilité de greffes sur 7 patients ; 

  • Une quinzaine de vies sont sauvées chaque jour en France grâce au don d’organes ; 

  • Aujourd’hui, en France, plus de 70 000 personnes vivent grâce à une greffe ; 

  • Selon l’agence de la biomédecine, près de 23 000 patients sont en attente d’une greffe en France. 

À la suite du décès d’une personne, et si celle-ci n’avait pas préalablement exprimé son refus de don, des analyses sont menées en laboratoire et par imagerie afin d’évaluer la qualité des organes et des tissus et ainsi estimer si un don est possible. Le cas échéant, des recherches sont entreprises pour identifier les receveurs compatibles avec la personne décédée. Une opération est alors organisée, de la même manière qu’un acte chirurgical du vivant, pour prélever les organes et tissus concernés. Ceux-ci sont conservés dans des conditions spécifiques avant d’être acheminés de façon sécurisée vers les hôpitaux où auront lieu les greffes. A l’issue du prélèvement d’organes, le corps du défunt est préparé et confié à la famille en vue des opérations funéraires.

Les reins, le foie, le cœur, les poumons, le pancréas, l’intestin et des tissus dont la cornée, la peau, les valves cardiaques et les tendons, peuvent faire l’objet de dons et donc de greffes. Le don d’un rein peut également être réalisé de son vivant au bénéfice d’un proche.

L’agence régionale de santé est engagée en lien avec l’agence de la biomédecine et aux côtés des établissements de santé en faveur d’une mobilisation collective pour promouvoir et faciliter le prélèvement et la greffe. Une feuille de route régionale, élaborée avec l’ensemble des acteurs, a été publiée en janvier 2025 pour identifier et prioriser les actions à mettre en œuvre pour consolider l’activité de greffe dans la région et pour améliorer les taux de recensement et d’opposition. 

 

 

Le don d’organes est un choix personnel. Le faire connaître à ses proches, c’est leur permettre de le respecter et, peut-être, de sauver des vies.

 

Plus d’informations sur dondorganes.fr