Les Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP)

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Le développement des structures d’exercice coordonné constitue une priorité du Projet Régional de Santé 2018-2022 de l’Agence Régionale de Santé. L’ARS Hauts-de-France accompagne ainsi le fonctionnement de 188 Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) tout en apportant son appui à plus de 26 projets.

Maisons de santé pluri-professionnelles, centres de santé, équipes de soins primaires… sont des structure de soins de proximité regroupant des professionnels de santé médicaux (généralistes ou spécialistes),  maïeutiques, médicaux dentaires (soins, prothèses, orthodontie), paramédicaux tels qu'infirmiers (en centre ou à domicile)… dispensant principalement des soins dits de "premier recours". C’est ce qu’on appelle l’exercice coordonné.

 

Un accompagnement privilégié par l’ARS

L’exercice coordonné  est particulièrement stratégique pour la région Hauts de France en ce qu’il permet de lutter contre la démédicalisation des territoires tout en répondant aux attentes des jeunes professionnels de santé.

Ces structures d’exercice coordonné que sont notamment les maisons de santé pluri professionnelles (MSP), favorisent, grâce à leur taille, leur capacité organisationnelle, leur pluri professionnalité et pluridisciplinarité, leur maillage, le maintien de nos professionnels de santé dans nos territoires et concourent à l’égal accès aux soins des patients. Elles favorisent de plus  le développement de la télémédecine,  des protocoles pluri-professionnels, le renforcement des politiques de prévention, ou encore la prise en charge des soins non programmés. 

La région comptabilise 188 maisons de santé pluri professionnelles (MSP) reconnues par l’Agence et un accompagnement fort est mis en place afin de soutenir les projets, ceci quel que soit leur degré de maturité. En trois ans, ce sont plus de 100 MSP qui ont été accompagnées et reconnues par l’Agence, faisant ainsi de la région Hauts de France l’un des territoires les plus dynamiques en France.

Sur ces 188 MSP comptabilisées, 121 sont aujourd’hui signataires de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI), ouvrant droit à un accompagnement fort de l’assurance maladie et témoignant ainsi de la vitalité de l’offre régionale.

Avec en moyenne 12 à 13 professionnels par structures, ce sont aujourd’hui 2359 professionnels de santé qui sont investis dans les maisons de santé pluri professionnelles de notre région, parmi lesquels figurent notamment 666 médecins généralistes, 687 infirmiers, 246 masseurs kiné et 61 sages-femmes.

L’ARS consacre en moyenne plus d’1M€ au titre du Fonds d’Intervention Régional pour cette politique ambitieuse.

Ainsi, l’ARS peut intervenir pour une aide à l’ingénierie lors de la création de la structure (réalisation d’études de faisabilité, l’accompagnement à l’écriture de projet de santé et au déploiement des premières actions de celui-ci) ainsi qu’à travers des aides financières à la création et pour son fonctionnement (aide à l’acquisition d’un système d’information partagé labellisé, l’indemnisation de leurs frais juridiques, l’équipement d’une salle de réunion ou autre équipement lié à la coordination).

Des structures répondant aux attentes des professionnels et de leurs patients

Pour les professionnels de santé, le travail en équipe et l’exercice pluri-professionnel sont particulièrement attractifs, notamment parce qu’ils leur permettent d’échanger avec leurs pairs, de continuer à se former et à progresser professionnellement et offrent une organisation du travail plus souple. Il permet aussi d’ancrer les professionnels de santé dans un territoire, et particulièrement dans ceux qui peinent à maintenir une offre de soins de proximité. 

Pour le patient, être suivi par des professionnels travaillant en équipe facilite l’accès aux soins au moment où il en a besoin, et permet d’avoir recours à des expertises diversifiées pour prendre en charge au mieux sa situation. Par exemple, une patiente de 82 ans qui a développé des problèmes d’équilibre peut, dans un même lieu de soins, consulter son médecin généraliste, et se voir prescrire des séances de rééducation chez un masseur kinésithérapeute, en étant assurée que les deux professionnels échangeront régulièrement autour de son état de santé.