Etablissement public de santé mentale de l’Aisne (EPSMDA) : l’Etat se mobilise pour une meilleure prise en charge en santé mentale dans l’Aisne

Communiqué de presse

Communiqué cosigné avec la Préfecture de l'Aisne

Agir plus tôt, Agir plus près, Agir autrement

Fanny ANOR, préfète de l’Aisne, et Hugo GILARDI, directeur général de l’ARS Hauts-de-France se sont rendus le 28 janvier à l’Établissement public de santé mentale de l’Aisne (EPSMDA) pour y rencontrer la direction et les représentants du personnel. Derrière ces échanges, des objectifs partagés : apporter des réponses plus rapides, mieux coordonnées et plus adaptées aux besoins des patients comme à l’engagement des professionnels de santé. Ils ont tenu à saluer l’engagement quotidien des professionnels au service de la santé des habitants et à réaffirmer le soutien de l’État à l’EPSMDA, qui occupe une place centrale dans la prise en charge en santé mentale dans l’Aisne.

Un soutien qui se matérialise notamment par l’annonce de l’octroi d’une aide de l’État de plus de 6 M€ pour moderniser le site de Prémontré avec la construction de nouveaux locaux pour la pédopsychiatrie. La direction de l’établissement s’est engagée à finaliser le projet architectural dans les plus brefs délais pour que les conditions de travail des professionnels et les conditions d’accueil des patients soient améliorées.  

Les échanges ont permis d’évoquer des avancées importantes pour la qualité des soins et l’amélioration des parcours des patients :

  • le déploiement d’équipes mobiles pour intervenir au plus près des patients ;
  • la création d’équipes périnatales, « 1 000 premiers jours », déjà lancée à Laon et en cours de création à Soissons et Saint-Quentin ;
  • le déploiement de consultations psychologiques précoces au tribunal judiciaire de Laon, en lien avec le centre hospitalier de Saint-Quentin, pour prévenir la récidive des violences aux personnes et orienter rapidement vers les soins ;
  • la réduction des délais d’accès aux consultations en centre médico-psychologique grâce à l’intégration dans les équipes des infirmières de pratique avancée ;
  • le lancement du service d’accès aux soins (SAS) dédié à la psychiatrie au sein du centre 15, qui a pour objectif de proposer des solutions adaptées pour les besoins urgents en santé mentale afin de limiter les passages évitables aux urgences et d’orienter au mieux les patients.

L’offre de soins psychiatriques sera également renforcée grâce à trois projets en cours :

  • la création en 2026 d’une unité d'accueil pédiatrique “Enfants en danger” (UAPED) à Hirson, grâce à l’action conjointe des centres hospitaliers de Hirson et de Laon, et en association avec la sous-préfecture, le Procureur et les forces de l’ordre ;
  • au centre hospitalier de Saint-Quentin, l’ensemble des acteurs se mobilisent pour redresser une offre de soins psychiatriques fragilisée en raison du manque de temps médical ;
  • la création d’une unité pour malades difficiles (UMD) à Bailleul, dans le département du Nord, qui aura une vocation régionale et pourra ainsi accueillir dans un lieu de soins adaptés les situations les plus complexes.

Les services de l’État sont plus que jamais mobilisés pour accompagner les établissements dans leurs projets, pour prévenir les troubles psychiques et pour une prise en charge toujours plus humaine, plus efficace et mieux coordonnée.

Alors que la santé mentale a été prolongée comme Grande cause nationale pour l’année 2026, cette mobilisation de l’État dans l’Aisne fait d’autant plus sens. Pour faire changer les regards sur la santé mentale, nous avons tous un rôle à jouer.