Dans les Hauts-de-France, la prise en charge de la maladie de Parkinson se transforme en profondeur. Elle s’appuie désormais sur un maillage structuré entre expertise hospitalière de haut niveau, accompagnement médico-social et suivi à domicile. À la clé, des parcours de soins plus lisibles et une meilleure continuité dans l’accompagnement des patients. Portée par le développement de techniques thérapeutiques avancées, cette évolution se traduit sur le terrain. Accès élargi à des traitements spécialisés, interventions au plus près des lieux de vie, montée en puissance de la téléconsultation : autant de leviers qui contribuent à améliorer la prise en charge de cette maladie chronique et évolutive.
Une organisation régionale complète au service de 19 000 patients
En Hauts-de-France, 19 000 patients vivent avec la maladie de Parkinson. Pour répondre à leurs besoins, l’ARS et les acteurs de santé des Hauts-de-France construisent un modèle de prise en charge global, couvrant l’ensemble du parcours de soins : expertise hospitalière, accompagnement médico-social et suivi à domicile. Au cœur de ce dispositif, les Centres Experts Parkinson des CHU de Lille et d’Amiens assurent un accès à des diagnostics spécialisés, à des traitements de pointe et à une prise en charge pluridisciplinaire coordonnée. En 2024, ils ont réalisé 5 000 consultations, garantissant une expertise accessible sur l’ensemble du territoire.
Des innovations médicales de pointe qui changent la vie des patients
En Hauts-de-France, des solutions thérapeutiques avancées sont déployées notamment pour les formes évoluées de la maladie. Les techniques de stimulation cérébrale profonde ou les traitements par pompe permettent aujourd’hui d’agir significativement sur les symptômes et d’améliorer l’autonomie des patients. Au CHU d’Amiens, une innovation majeure renforce cette dynamique : la chirurgie par thermothérapie laser, une technique mini-invasive guidée par IRM et assistée par robot. Cette technologie, encore rare en Europe, permet de traiter avec une grande précision les tremblements résistants aux traitements médicamenteux, tout en réduisant fortement les temps d’hospitalisation.
En EHPAD, des approches innovantes pour améliorer le quotidien des résidents
La prise en charge de la maladie de Parkinson en EHPAD connait une évolution significative dans les Hauts-de-France, avec le déploiement d’une organisation qui associe prévention et expertise clinique. Cette double approche permet d’agir à la fois sur l’amélioration globale des pratiques et sur les situations individuelles complexes. Déjà déployée dans plus de 70 % des établissements, cette dynamique permet un repérage plus précoce des troubles et favorise des ajustements thérapeutiques plus rapides et mieux adaptés. En complément, des équipes mobiles spécialisées issues des Centres Experts interviennent directement au sein des établissements. Le recours croissant à la téléconsultation et à la télé-expertise facilite l’accès à un avis spécialisé sans déplacement. Enfin, la montée en compétence des professionnels participe à une amélioration durable de la qualité des soins et de la qualité de vie des résidents comme de leurs proches.
À domicile, un accompagnement qui soutient à la fois le patient et ses proches
Face à l’évolution de la maladie et au vieillissement de la population, l’ARS et ses partenaires ont fait du maintien à domicile une priorité. Concrètement, l’accompagnement à domicile combine expertise médicale et rééducation/réadaptation, pour adapter les soins au quotidien, anticiper les difficultés avant qu’elles ne s’aggravent, éviter des passages à l’hôpital et sécuriser le quotidien. Parmi les évolutions récentes, le développement de l’activité physique adaptée joue un rôle clé. Encadrée par des professionnels, elle permet de maintenir les capacités fonctionnelles, de ralentir la perte d’autonomie et d’améliorer durablement la qualité de vie des patients.
Spécifiquement pour les aidants, 24 plateformes de répit financées majoritairement par l’ARS offrent un accompagnement complet : soutien psychologique, formations spécifiques et solutions de répit. Parmi celles-ci, la suppléance à domicile permet, sur une durée courte, à l’aidant de prendre du répit à l’extérieur du domicile tout en permettant à la personne aidée de rester dans son environnement de vie, grâce à l’intervention d’un professionnel directement au domicile. Les plateformes peuvent également orienter vers des solutions d’accueil temporaire qui peuvent être ponctuelles, en accueil de jour ou en hébergement.





