Elus : un événement sanitaire vous est signalé, quels sont les bons réflexes ?

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Représentation symbolique d'un réseau de personne
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Au sein d’une collectivité scolaire, d’un centre aéré, d’une association, ou tout simplement parmi vos administrés, une information peut circuler sur un évènement sanitaire et une inquiétude vous être relayée. Dans ces circonstances, quels sont les bons réflexes ? Ce dossier vous indique comment rassurer ou orienter vos administrés.

En France, les maladies qui nécessitent une intervention urgente locale, nationale ou internationale et celles qui justifient une surveillance épidémiologique pour la conduite et l’évaluation des politiques publiques sont inscrites sur la liste des maladies dites « à déclaration obligatoire ». A ce jour, 33 maladies nécessitant une intervention de santé publique sont inscrites sur cette liste et sont par conséquent déclarées sans délai par le médecin auprès de l’ARS. Cela permet la mise en œuvre des investigations et des mesures de gestion adaptées. Parmi ces maladies on retrouve notamment les infections invasives à méningocoque (plus connues sous le nom de méningites à méningocoques), les tuberculoses, les rougeoles, les légionelloses, les toxi-infections alimentaires collectives, les arboviroses (dengue, chikungunya, zika), etc.

Ainsi, une inquiétude circulant parmi vos administrés en lien avec une pathologie justifiant une action urgente de santé publique est probablement déjà signalée et en cours de prise en charge l’ARS. Il est possible, en cas de doute, de questionnements, ou d’éléments à apporter de contacter l’ARS en appelant le 03 62 72 77 77 ou en écrivant à ars-hdf-signal@ars.sante.fr
 

D’autres pathologies, non inscrites sur la liste de maladies à déclaration obligatoire, peuvent inquiéter vos administrés. On peut citer par exemple la gale, qui, bien que bénigne, est souvent accompagnée de fortes inquiétudes, ou encore la varicelle, la coqueluche, et bien d’autres maladies. Devant des questionnements ou des inquiétudes d’administrés sur ces pathologies non soumises à déclaration obligatoire, il faut pouvoir les rassurer et les orienter selon la situation vers :

  • Leur médecin traitant qui prend en charge individuellement chacun des cas.
  • Le référent médical de la structure où le/les cas ont été identifiés : médecine scolaire, médecine du travail, PMI, etc.
     

Ces professionnels sont à même de gérer ce type de pathologies et d’identifier les situations pour lesquelles ils auraient besoin d’un appui de la part de l’ARS (situation inhabituelle, nombreux cas…).
 

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Consultez la liste complète des maladies à déclaration obligatoire.