L'ARS Hauts-de-France publie une feuille de route pour la prévention et la prise en charge du surpoids et de l'obésité

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L’obésité constitue l’un des grands enjeux de santé publique. En Hauts-de-France, sa prévalence est supérieure à la moyenne nationale et touche particulièrement les jeunes. Pour prévenir l’obésité, l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France déploie une feuille de route régionale visant à agir simultanément sur la prévention, le repérage précoce et la qualité des parcours de soins.

Face à la complexité de l'obésité, les solutions apportées doivent être globales, de la prévention dès le plus jeune âge à la structuration de filières de soins et à l'accompagnement de personnes concernées. 

La feuille de route régionale « prévention et prise en charge du surpoids et de l’obésité » regroupe ces actions et consacre l’engagement de l’ensemble des acteurs de la région pour faire reculer et mieux prendre en charge l’obésité.

Elle s'articule autour de deux axes: 

Promouvoir l'activité physique et une alimentation saine, durable et de qualité: 

  • Développement d'environnements favorables à une alimentation saine, durable et accessible, en soutenant des projets territoriaux tels que les Projets Alimentaires de Territoire et les Contrats Locaux de Santé, dans une approche globale « une seule santé » intégrant les dimensions sanitaires, sociales et environnementales.
  • Outillage des équipes éducatives, mise en œuvre d’un parcours éducatif en santé appliqué à la nutrition et coordination des actions dans les établissements scolaires, en lien avec les rectorats et les partenaires régionaux.
  • Accompagnement des acteurs sociaux – centres sociaux, missions locales, CCAS – renforcé afin d’agir auprès des publics les plus exposés aux inégalités sociales de santé, en développant des projets intégrant à la fois éducation alimentaire, compétences psychosociales et amélioration de l’accès à une offre alimentaire de qualité.

Améliorer la prise en charge des personnes atteintes de surpoids et d’obésité

  • 8 CPTS sur 10 identifient le diabète et/ou l’obésité comme thème prioritaire dans leur projet territorial de santé
  • Déploiement du dispositif « Mission retrouve ton CAP », proposant à des enfants de 3 à 12 ans en surpoids ou obésité un accompagnement personnalisé pluridisciplinaire prescrit par le médecin traitant et pris en charge à 100% par l’assurance maladie.
  • Prise en charge des situations les plus complexes par les centres spécialisés obésité (CSO). 7 CSO sont en activité dans la région, aux CHU d’Amiens et de Lille et aux CH d’Arras, Valenciennes et Boulogne-sur-Mer. L’agence régionale de santé vient de reconnaitre deux centres supplémentaires au Groupement hospitalier public du Sud de l’Oise et au CH de Saint-Quentin.
  • Un nouveau régime d’autorisations de chirurgie, qui prévoit la délivrance d’autorisations spécifiques pour l’activité de chirurgie bariatrique, a été mis en place pour garantir la sécurité et la qualité des prises en charge. L’ARS Hauts-de-France a fait le choix de maintenir l’offre la plus importante possible pour permettre à tous les habitants qui le nécessitent d’être opérés en proximité, facilitant notamment les suites d’opérations. 41 établissements sont ainsi autorisés à pratiquer cette chirurgie dans toute la région.
  • Déploiement dans toute la région des programmes d’éducation thérapeutique des patients (ETP) souffrant d’obésité: 105 programmes dont de nouveaux programmes d’éducation thérapeutique après une chirurgie bariatrique déployés en ville au sein de maisons de santé pluriprofessionnelles.

Quelques chiffres clés en Hauts-de-France:

  • plus d'un habitant sur deux est en surpoids
  • prévalence de l'obésité supérieure à la moyenne nationale, avec plus d’une personne sur deux (53%) des adultes en surpoids (33%) ou obésité (20%)
  • l'augmentation de l'obésité touche particulièrement les jeunes, avec en classe de 6e plus d’un enfant sur cinq en surcharge pondérale
  • baisse de la pratique de l’activité physique, plus faible qu’en moyenne française
  • consommation quotidienne de boissons sucrées plus élevée, d'autant plus marquée chez les 18-29 ans (44%) et les 30-44 ans (41%).

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