Vaccination Covid-19 - N’attendez pas pour effectuer la dose de rappel

Communiqué de presse

L’ARS Hauts-de-France invite les habitants qui n’ont pas encore reçu leur dose de rappel à prendre rendez-vous très rapidement pour continuer à lutter efficacement contre l’épidémie de Covid-19. La dose de rappel est possible dès 3 mois après la dernière injection.

Pleinement vaccinés avant la mi-octobre ? Il ne vous reste que 3 semaines pour faire votre rappel et garder votre pass

Indépendamment de la possible mise en place d’un pass vaccinal, la dose de rappel est désormais nécessaire pour conserver la validité de son pass sanitaire. En effet, à compter du 15 janvier le pass sanitaire évolue pour intégrer la dose de rappel, d’abord dans un délai de 7 mois maximum, puis dans un délai de 4 mois à partir du 15 février. Autrement dit, les personnes de 18 ans et plus ayant eu un schéma vaccinal complet (Astra Zeneca, Moderna, Pfizer ou Janssen) avant la mi-octobre devront avoir reçu leur dose de rappel au plus tard le 8 février, pour conserver un pass valide à compter du 15 février.

L’ARS Hauts-de-France invite les habitants qui n’ont pas encore reçu leur dose de rappel à prendre rendez-vous très rapidement, pour éviter l’affluence et donc la possible saturation des créneaux dans les centres de vaccination et pharmacies. Pour mémoire, l’administration de la dose de rappel est possible dès 3 mois après la dernière injection.

De nombreux rendez-vous disponibles sans attendre

Environ 300 000 rendez-vous sont encore disponibles d’ici au 31 janvier, dans les seuls centres de vaccination des Hauts-de-France, auxquels s’ajoutent les plages de vaccination sans rendez-vous et les rendez-vous proposés par les professionnels de santé de ville. Pour mémoire, les pharmaciens, médecins, infirmiers et sages-femmes libéraux effectuent plus de 40% des injections dans la région.

De nombreux rendez-vous sont encore disponibles le jour même ou pour le lendemain, tant dans les centres de vaccination que chez les professionnels de ville. Les rendez-vous peuvent être réservés depuis le site sante.fr ou directement sur celui des opérateurs tels Doctolib, Keldoc, Maiia, etc. Sante.fr identifie par ailleurs les centres de vaccination qui proposent des créneaux sans rendez-vous. Dans l’hypothèse où des professionnels libéraux ne seraient pas référencés sur les sites de prises de rendez-vous en ligne, les patients sont invités à se rapprocher directement de leur professionnel habituel.

La dose de rappel pour continuer à se protéger et protéger les autres

Indépendamment de toute mesure d’ordre public qui peut être prise, tel le pass sanitaire ou vaccinal, l’objectif de la vaccination reste bien entendu de se protéger et protéger les autres des formes graves de la Covid-19. Elle est la solution la plus efficace pour lutter contre l’épidémie et limiter son impact sur nos vies quotidiennes.

Le variant Omicron représente actuellement dans les Hauts-de-France, comme dans le reste du pays, plus de 90% des contaminations avec des taux d’incidence record de 2 000 à 3 000 cas pour 100 000 habitants. Deux fois plus contagieux que le variant Delta, il s’agit de la forme la plus contagieuse rencontrée depuis le début de l’épidémie.

Selon les premières données et études scientifiques, le variant Omicron semble générer moins de formes graves. Pour autant, d’une part, cela ne signifie pas qu’il ne génère pas de formes graves ; d’autre part, sa très forte contagiosité entraîne mécaniquement un nombre important de formes graves.

1628 personnes Covid+ sont actuellement hospitalisées dans la région selon les dernières données de Santé publique France (SPF), dont 272 en soins critiques, celles-ci étant majoritairement non vaccinées ou mal vaccinées. SPF estime par ailleurs que 3 à 5 % des personnes hospitalisées ont moins de 18 ans : « comme chez les adultes, les hospitalisations en soins conventionnels et en soins critiques augmentent chez les 0-17 ans depuis début décembre 2021. Cette augmentation touche principalement les nourrissons de moins d’un an ».

Le rappel vaccinal est dans ce contexte épidémique plus que jamais nécessaire pour continuer à se protéger et protéger les autres des formes graves.

Pour continuer à bénéficier du pass sanitaire

  • Du 15 janvier au 15 février

Toutes les personnes ayant reçu leur vaccination complète avant le 15 juin devront avoir effectué leur dose de rappel pour continuer à bénéficier de leur pass sanitaire grâce à la vaccination. 

  • A partir du 15 février

Toutes les personnes ayant reçu leur vaccination complète avant le 15 octobre devront avoir effectué leur dose de rappel pour continuer à bénéficier de leur pass sanitaire grâce à la vaccination. 

Moderna et Pfizer, deux vaccins à ARN messager efficaces, sûrs et interchangeables

Dans son avis du 30/09, le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale recommande « que les deux vaccins à ARN-messager soient utilisés pour le rappel. (…) Les deux vaccins ARNm ont prouvé leur efficacité pour protéger la population contre le SARS-CoV2. Le vaccin Moderna induit une production d’anticorps neutralisant et une protection contre l’infection un peu supérieures à celles du vaccin Pfizer ». La Haute Autorité de Santé a quant à elle rappelé dans son avis du 8/11 que « plusieurs études conduites en conditions réelles d’utilisation tendent à montrer une efficacité vaccinale légèrement supérieure pour Spikevax® (Moderna) par rapport à Comirnaty® (Pfizer) dont l’efficacité est déjà très bonne, confortant l’intérêt de Spikevax®, en particulier chez les personnes à risque de forme grave de Covid-19. »

Ces deux vaccins, qui utilisent la même technologie, peuvent être utilisés alternativement sans risque : on peut par exemple avoir reçu deux premières doses de vaccin Pfizer et recevoir une dose de rappel en Moderna.

Par précaution, la HAS a décidé de privilégier le vaccin Pfizer pour les moins de 30 ans, dans la mesure où les deux vaccins ARN messager sont disponibles. En effet, si les vaccins Moderna et Pfizer présentent une tolérance très bonne, une nuance concerne toutefois les moins de 30 ans : de très rares cas (environ 1/10.000) d’inflammation du muscle cardiaque, la plupart du temps passagère et sans gravité, ont été observés avant cet âge avec le vaccin Moderna. Cela pourrait être expliqué par le fait que le dosage en ARN du vaccin Moderna était plus important que celui du vaccin Pfizer. Cette différence de dosage pourrait aussi expliquer une efficacité plus durable dans le temps avec le vaccin Moderna par rapport au vaccin Pfizer.

A noter que dans le cadre de la campagne de rappels, le dosage du vaccin Moderna a été réduit de moitié (50microg d’ARN messager, au lieu de 100 pour les premières et deuxièmes injections), taux suffisant pour booster efficacement le système immunitaire. 

Conformément à ces recommandations, le vaccin Pfizer est donc priorisé en Hauts-de-France pour les personnes de moins de 30 ans.