Triplement du taux d’incidence régional dans les Hauts-de-France : un nouvel appel à la vaccination et à l’augmentation des capacités d’accueil hospitalières

Communiqué de presse

L'ARS appelle les établissements de santé à une augmentation des capacités hospitalières et rappelle l'importance de la vaccination, dans un contexte de très forte accélération de la circulation du virus.

Selon Santé Publique France, la circulation virale s’intensifie de façon exponentielle dans les Hauts-de-France avec un taux d’incidence (TI) régional qui a presque triplé sur les 7 derniers jours. A l’instar de la tendance nationale, le TI en Hauts-de-France est ainsi estimé sur la période du 25 au 31 décembre à 1194 cas/100 000 habitants, contre 474 sur la période du 18 au 24/12. Le taux de positivité augmente lui aussi très fortement au niveau régional, avec plus d’une personne sur trois symptomatique et testée qui se révèle positive à la Covid-19. Cette intensification inédite de la circulation virale touche tous les départements, avec notamment des TI qui s’établissent à 1547 dans l’Oise et 1340 dans le Nord. Au niveau intercommunal, plusieurs territoires connaissent des TI supérieurs à 1500, voire à 2000, en particulier au sud de la région, limitrophe avec l’Ile-de-France.

L’Agence régionale de santé Hauts-de-France rappelle l’impérieuse nécessité de rester très vigilant, en appliquant rigoureusement les mesures sanitaires - notamment les mesures d’isolement - et les gestes barrières aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. L’ARS  appelle également les habitants de la région à continuer à recevoir leur dose de rappel ou à s’engager dans un parcours vaccinal très rapidement.

Plus que 6 semaines pour recevoir votre dose de rappel et préserver votre passe sanitaire

Comme l’a indiqué le ministre de la santé ce dimanche, à partir du 15 février il faudra avoir effectué la dose de rappel quatre mois - et non plus sept mois - après la deuxième dose pour bénéficier d’un schéma vaccinal complet et donc du passe sanitaire. Autrement dit, les personnes de 18 ans et plus qui ont reçu leur deuxième dose avant la mi-octobre et qui n’auront pas fait leur dose de rappel dans les 6 prochaines semaines perdront le bénéfice de leur passe sanitaire.

Pour mémoire, l’accès à la dose de rappel est ouvert à toutes les personnes de 18 et plus depuis fin novembre. A ce jour, plus de 2,2 millions d’habitants de la région ont déjà reçu leur dose de rappel et 1,2 millions de personnes sont éligibles pour la recevoir pendant le mois de janvier.

Pour rappel la vaccination est possible en centre de vaccination ainsi qu’en ville auprès des très nombreux professionnels de santé mobilisés – médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes. Les rendez-vous sont réservables depuis le site sante.fr ou directement sur celui des opérateurs tels Doctolib, Keldoc, Maiia, etc. Le site de référence sante.fr identifie les centres de vaccination qui proposent des créneaux sans rendez-vous. Dans l’hypothèse où des professionnels libéraux ne seraient pas référencés sur les sites de prises de rendez-vous en ligne, les patients sont invités à se rapprocher directement de leur professionnel habituel.


Une augmentation de la capacité d’accueil hospitalière pour faire face à la pression épidémique

Face à la situation épidémique régionale accentuant la pression sur les lits de réanimation (taux d’occupation supérieur à 90% dans la grande majorité des territoires) et d’hospitalisation conventionnelle (+130 patients en une semaine), le directeur général de l’ARS a demandé hier aux établissements de santé publics et privés de porter dès cette semaine leurs capacités d’accueil en soins critiques à 650 lits. A ce jour, 614 lits sont ouverts, pour 559 patients prise en charge dont 243 pour Covid. Au regard de la croissance fulgurante des taux d’incidence et afin d’anticiper tout risque de saturation des services hospitaliers, une nouvelle augmentation du capacitaire pourrait être rendue nécessaire à courte échéance.

Pour rappel, l’augmentation des capacités de prise en charge en soins critiques est rendue possible grâce à la déprogrammation d’interventions, libérant ainsi du matériel et permettant de réaffecter le personnel formé à la réanimation. Ces déprogrammations sont décidées par les équipes médicales des établissements de santé publics et privés qui, à la demande de l’ARS, se sont organisées à l’échelle des territoires de façon à coordonner l’adaptation des prises en charge et l’augmentation des capacités d’accueil en réanimation. Un pilotage régional et un suivi de la situation sont assurés par l’Agence régionale de santé aux côtés des acteurs territoriaux.

Outre la pression hospitalière, la vitesse de circulation actuelle du virus impacte le système de santé dans sa globalité, les professionnels de santé de ville témoignant d’une très forte augmentation de leur activité de dépistage notamment en pharmacie et laboratoire ; et de consultation pour Covid dans les cabinets médicaux.