Plus de 2 millions de doses de vaccin ARN messager disponibles en Hauts-de-France en décembre et janvier

Communiqué de presse

Selon Santé Publique France, la situation épidémique continue de se dégrader rapidement en Hauts-de-France, avec un taux d’incidence (TI) à 399 cas/100 000 habitants sur la période du 27/11 au 3/12, soit une augmentation de +39% par rapport à la semaine précédente.

Selon Santé Publique France, la situation épidémique continue de se dégrader rapidement en Hauts-de-France, avec un taux d’incidence (TI) à 399 cas/100 000 habitants sur la période du 27/11 au 3/12, soit une augmentation de +39% par rapport à la semaine précédente. Le département du Nord enregistre pour la période un TI très élevé, à 506 cas/100 000 habitants, niveau d’incidence observé à l’automne 2020 lors de la 2ème vague épidémique. Dans les autres départements, la situation épidémiologique se dégrade également très rapidement atteignant les niveaux observés à l’automne 2020.


Des stocks et des livraisons en vaccins Moderna et Pfizer suffisants pour répondre aux demandes de rappel, de première ou deuxième injection 

Grâce à la mobilisation des professionnels hospitaliers et libéraux, la campagne de vaccination se poursuit de façon très dynamique en hauts-de-France. Le nombre de centres de vaccination continue d’augmenter en région avec 130 centres ouverts (retrouvez la liste des centres ici). La mobilisation des professionnels libéraux continue également de s’accroitre. 41% des injections en HDF sont désormais assurées en ville, soit en officine (85% des officines pratiquent la vaccination), en cabinet, au laboratoire ou à domicile.

950.000 doses de rappel ont été injectées dans notre région au 5/12. La région dispose par ailleurs de l’une des meilleures couvertures vaccinales avec rappel de France métropolitaine, sur toutes les tranches d’âge éligibles. Pour mémoire en Hauts-de-France, 3,5 millions de personnes sont progressivement éligibles au rappel, au terme du 5e mois suivant leur dernière injection et en particulier sur la période allant de janvier à mars 2022.

Les stocks et allocations de doses de vaccin ARN messager pour la région sont suffisants pour répondre à la forte demande de vaccination, pour les doses de rappel comme pour les primo ou deuxièmes injections. Plus de 2 millions de doses (environ 800.000 Pfizer et 1.200.000 Moderna) sont ainsi disponibles pour les seuls mois de décembre et janvier.

Moderna et Pfizer, deux vaccins à ARN messager efficaces, sûrs et interchangeables

Dans son avis du 30/09, le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale recommande « que les deux vaccins à ARN-messager soient utilisés pour le rappel. (…) Les deux vaccins ARNm ont prouvé leur efficacité pour protéger la population contre le SARS-CoV2. Le vaccin Moderna induit une production d’anticorps neutralisant et une protection contre l’infection un peu supérieures à celles du vaccin Pfizer ». La Haute Autorité de Santé a quant à elle rappelé dans son avis du 8/11 que « plusieurs études conduites en conditions réelles d’utilisation tendent à montrer une efficacité vaccinale légèrement supérieure pour Spikevax® (Moderna) par rapport à Comirnaty® (Pfizer) dont l’efficacité est déjà très bonne, confortant l’intérêt de Spikevax®, en particulier chez les personnes à risque de forme grave de Covid-19. »

Ces deux vaccins, qui utilisent la même technologie, peuvent être utilisés alternativement sans risque : on peut par exemple avoir reçu deux premières doses de vaccin Pfizer et recevoir une dose de rappel en Moderna.

Par précaution, la HAS a décidé de privilégier le vaccin Pfizer pour les moins de 30 ans, dans la mesure où les deux vaccins ARN messager sont disponibles. En effet, si les vaccins Moderna et Pfizer présentent une tolérance très bonne, une nuance concerne toutefois les moins de 30 ans : de très rares cas (environ 1/10.000) d’inflammation du muscle cardiaque, la plupart du temps passagère et sans gravité, ont été observés avant cet âge avec le vaccin Moderna. Cela pourrait être expliqué par le fait que le dosage en ARN du vaccin Moderna était plus important que celui du vaccin Pfizer. Cette différence de dosage pourrait aussi expliquer une efficacité plus durable dans le temps avec le vaccin Moderna par rapport au vaccin Pfizer. A noter que dans le cadre de la campagne de rappels, le dosage du vaccin Moderna a été réduit de moitié (50microg d’ARN messager, au lieu de 100 pour les premières et deuxièmes injections), taux suffisant pour booster efficacement le système immunitaire. 

Conformément à ces recommandations, le vaccin Pfizer est donc priorisé en Hauts-de-France pour les personnes de moins de 30 ans. Pour les plus de 30 ans, tous les rendez-vous pris à compter du 1er décembre seront ainsi assurés avec le vaccin Moderna. A noter que les rendez-vous pris en novembre et programmés en décembre, quel que soit l’âge du patient, seront honorés avec le vaccin annoncé lors de la réservation. Ainsi par exemple, une personne de 65 ans qui a réservé courant novembre un rendez-vous planifié avec le vaccin Pfizer pour le mois de décembre, recevra bien ce vaccin.

Les gestes barrières, plus que jamais

Les gestes barrières, avec le temps, ont tendance à être abandonnés ou moins bien appliqués. Or ils sont indispensables, particulièrement pour lutter contre la Covid-19 et les virus de l’hiver (grippe, rhumes, gastro entérites, bronchiolites, etc.), ces derniers pouvant également produire des formes graves chez des personnes fragiles. Que ce soit pour soi ou pour les autres, il reste essentiel de se laver très régulièrement les mains, d’éternuer dans son coude, de porter un masque en présence d’autres personnes, de ne pas se faire d’embrassade et d’aérer les pièces le plus souvent possible, au minimum quelques minutes toutes les heures.