Hauts-de-France

Pacte de refondation des urgences : 7 leviers pour améliorer le parcours de soins non programmés en Hauts-de-France

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Le 9 septembre dernier, Agnès Buzyn annonçait un pacte de refondation des urgences. 12 mesures clés pour des changements effectifs, en joignant les efforts de tous. L’ARS Hauts-de-France engageait alors l’élaboration d’une feuille de route régionale, déclinant ce pacte et enrichie de mesures supplémentaires propres à notre territoire. Cette feuille de route régionale est désormais publiée.
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Pour consulter la feuille de route régionale, cliquez ici 

Cette feuille de route a vocation à mettre en œuvre les mesures du pacte de refondation des urgences ayant une dimension régionale. Elle porte également et plus largement sur l’ensemble du parcours de soins non programmés dans les Hauts-de-France, avec de nombreuses mesures supplémentaires élaborées par l’Agence ou proposées par ses partenaires. Cette feuille de route a en effet fait l’objet de plusieurs échanges entre l’ARS et les acteurs des soins non programmés en région : les 5 Samu départementaux, les représentants des urgentistes et des médecins libéraux, les fédérations hospitalières, des représentants d’usagers... Pluriannuelle et évolutive, elle pourra être enrichie en tant que de besoin par de nouveaux échanges et de nouvelles contributions.

Cette feuille de route régionale identifie notamment, sur le parcours de soins non programmés des patients, les points de rupture en amont ou en aval des urgences identifiés par l’Agence et les acteurs de santé. Elle y apporte des solutions concrètes ou des mesures correctrices, qui concernent l’ensemble du parcours. Sept leviers ont ainsi été identifiés :

  • Communiquer auprès des usagers : la connaissance inégale des patients concernant l’offre existante en région ne leur permet pas toujours de s’orienter au bon endroit et au bon moment. Parmi les 3 mesures décidées : une campagne de sensibilisation au bon usage des soins non programmés.
  • Optimiser l’orientation et la régulation des demandes de soins non programmés : aujourd’hui, une part importante des demandes de soins non programmés ou urgentes des patients ne sont pas préalablement orientées par le Samu. Leur prise en charge n’est donc pas toujours la mieux adaptée à leur état de santé. 6 solutions sont identifiées dans la feuille de route régionale, dont : des tablettes embarquées dans les Smur ; des appels en visio entre le patient et le Samu ; des outils pour faciliter l’orientation des patients par le Samu. 
  • Rapprocher la ville des établissements de santé : tous les partenaires rencontrés constatent que les liens entre la médecine de ville et les établissements de santé sont insuffisants. Ils sont pourtant un levier majeur pour améliorer l’orientation et la prise en charge des patients. Parmi les 7 actions priorisées : pour les généralistes, un accès téléphonique direct à des avis de spécialistes à l’hôpital ; plus d’exercice mixte entre la ville et l’hôpital ; un recensement des structures de ville pouvant recevoir rapidement les patients.
  • Améliorer les parcours de soins non programmés dédiés aux personnes âgées : les services d’urgences sont trop souvent le point d’entrée principal pour l’hospitalisation des personnes âgées. Ces passages aux urgences complexifient leur parcours et peuvent entraîner une dégradation de leur état de santé. 5 solutions sont identifiées dans la feuille de route régionale, notamment : plus d’infirmiers de nuit en Ehpad ; des personnels sensibilisés à la gestion des urgences ; des admissions directes en gériatrie.
  • Améliorer les conditions de travail et de prise en charge dans les structures d’urgence : l’organisation actuelle des soins urgents est confrontée à plusieurs enjeux : manque de temps médical, capacité inégale d’absorption des flux de patients, augmentation de l’intérim médical, violences et incivilités envers les soignants, etc. Parmi les 9 mesures identifiées : des agents d’accueil et de bienveillance dans les services d’urgences ; un renforcement de la sécurité des professionnels aux urgences ; des infirmiers en pratique avancée « urgences » ; plus de maisons médicales de garde.
  • Faciliter la sortie des patients des services d’urgence : trop souvent, l’encombrement des services d’urgence est aussi dû à la difficulté pour les équipes de trouver des lits d’hospitalisation pour les patients qui le nécessitent. 4 actions seront mises en œuvre, par exemple : des cellules de gestion des parcours dans chaque territoire ; des équipes de coordination pour fluidifier les admissions en soins de suite et de réadaptation.
  • Accompagner la transition numérique des urgences : travailler sur un parcours de soins non programmés sans rupture et sécurisé peut être facilité aujourd’hui grâce à l’environnement numérique déployé en région Hauts de France. Parmi les 6 mesures décidées : un suivi et une gestion en temps réel de l’activité de soins non programmés ; plus de téléconsultations en Ehpad ; un outil de coordination « Via trajectoire » enrichi.
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