Hauts-de-France

L’alcool dans les Hauts-de-France - Une consommation encore très élevée mais une inversion de tendance majeure chez les moins de 30 ans

Communiqué de presse
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Le «BSP» de Santé publique France, relatif à la consommation d’alcool, révèle dans les Hauts-de-France une évolution favorable pour les 18-30 ans. La région reste toutefois l’une des 3 régions où la consommation d’alcool est la plus forte chez les 18-75 ans. L’ARS annonce le déploiement d’1M€ supplémentaires pour prendre en charge les jeunes consommateurs d’alcool accueillis aux urgences.
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Santé publique France publie aujourd’hui un « Bulletin de santé publique » portant sur la consommation d’alcool. Les Hauts-de-France sont la seule région ayant une consommation d’alcool plus faible chez les jeunes adultes de 18-30 ans ; alors qu’elle est l’une des trois régions où la consommation d’alcool est la plus forte chez les adultes de 18-75 ans. Il s’agit donc d’une inversion de tendance importante, d’autant que les moins de 17 ans consomment également moins d’alcool que dans les autres régions. La politique de mobilisation contre les addictions menée depuis plusieurs années, soutenue notamment par l’Agence régionale de santé, va se poursuivre pour conforter ces bons résultats.

Une pleine mobilisation de l’ARS Hauts-de-France en faveur des publics prioritaires

Les dommages socio-sanitaires liés à la consommation d’alcool demeurent dans la région bien supérieurs à la moyenne nationale, et les taux de mortalité en lien direct avec l’alcool sont parmi les plus élevés de France. Ces constats rappellent la nécessité de poursuivre les efforts collectifs pour promouvoir des comportements favorables à la santé, accompagner et soigner les personnes sujettes à des problématiques liées à la consommation d’alcool.

L’ARS Hauts-de-France a fait de la lutte contre la consommation d’alcool une priorité du Projet régional de santé, en portant une attention particulière aux femmes (notamment celles enceintes), aux jeunes, aux personnes en situation de précarité, aux personnes en situation de handicap, aux personnes sous-main de justice. Elle finance et permet la réalisation de nombreuses actions mises en œuvre par ses partenaires sur le terrain, par exemple :

  • Les maternités de Lens, Saint-Quentin, Denain, Valenciennes, Compiègne-Noyon et du Sambre-Avesnois expérimentent une consultation dédiée en addictologie pour les femmes enceintes et leur conjoint en vue d'une prise en charge immédiate, jusqu'au un an de l'enfant ;
  • La campagne « 9 mois de bons moments » réalisée par l’ANPAA Hauts-de-France, permet de poursuivre sur le plan régional de la diffusion du message de prévention « 0 alcool pendant la grossesse » ;
  • A destination des collégiens, l’ARS finance pour les trois prochaines années, le déploiement d’un programme «UNPLUGGED» porté par la Fédération addiction en collaboration avec l’Education nationale, qui prévient les risques liés à la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis et à l’usage des écrans ;
  • Le label «Quality Night» porté dans la région par les associations SPIRITEK et LE MAIL renforce les compétences des professionnels et bénévoles du milieu festif en matière de réduction de risques liés à la consommation de produits psychoactifs.

Au total, l’ARS Hauts-de-France consacre plus de 50 millions d’euros chaque année à la prévention et à la réduction des risques liés à l’alcool, ainsi qu’à la prise en charge des personnes concernées (hors urgences, équipes de liaison en soins addictologie, soins de suite et rééducation, et psychiatrie).

1 million d’euros supplémentaires pour prendre en charge les jeunes consommateurs d’alcool accueillis aux urgences

Le phénomène du Binge drinking, qui consiste à atteindre l’ivresse le plus rapidement possible, est une pratique aujourd’hui bien connue et notamment observée chez les jeunes. Elle peut avoir des conséquences graves sur la santé et augmente les risques de dépendance. L’ARS Hauts-de-France a décidé de mobiliser en décembre 2019 1 million d’euros pour prendre en charge les jeunes de la région admis aux urgences dans un état d’alcoolisation aigue. L’objectif de cette expérimentation, conduite pendant 3 ans, est d’éviter la récidive et de prévenir la survenue de nouveaux risques, grâce notamment à des consultations et un suivi personnalisés.

Suite à un appel à projets, cette action sera menée par le centre hospitalier de Fourmies, le groupement hospitalier de territoire Artois, le centre hospitalier de Compiègne Noyon, le groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille, le centre hospitalier du Cateau-Cambrésis et le centre hospitalier de Cambrai, le CHU de Lille, le centre hospitalier d’Arras.

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