Infections par le virus Monkeypox

Actualité

Plusieurs cas d’infections autochtones à Monkeypox (ou "variole du singe") ont été signalés dans différents pays d’Europe, dont la France. Ces cas concernent principalement des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, mais pas uniquement. A ce stade, les cas rapportés sont majoritairement bénins sans lien direct avec des personnes de retour de voyage.

Le Monkeypox (ou "variole du singe") se caractérise notamment par une éruption cutanée survenant 1 à 3 jours après l’apparition de fièvre. Le virus peut être transmis par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes (salive, éternuements, postillons…) et par contact indirect avec l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselles, linge de bain…).

La maladie est généralement bénigne et dure le plus souvent 2 à 3 semaines.

 

 

Le Monkeypox (ou "variole du singe") est une maladie infectieuse habituellement transmise à l'homme en Afrique du centre et de l'ouest par des rongeurs sauvages ou des primates. Des cas sans lien direct avec un voyage en Afrique ou des personnes de retour de voyage ont été rapportés en Europe et dans le monde. 

Ainsi, la surveillance pérenne du Monkeypox par le dispositif de déclaration obligatoire auprès de l'ARS est renforcée. Des messages d’informations et d’alerte sont adressés par l'agence aux professionnels de santé.

L'ARS organise par ailleurs avec les établissements de santé de référence et les professionnels la prise en charge des cas suspects.

L'agence réalise également le contact-tracing autour des cas suspects ou confirmés. 

Le suivi épidémiologique et la communication sur les cas de Monkeypox sont à ce stade exclusivement assurés par Santé publique France (SPF), qui publie plusieurs fois par semaine un point de situation

 

 

Le virus du Monkeypox peut se transmettre de l’animal à l’homme mais aussi, dans les cas observés en France, d’un être humain à un autre.

Le virus pénètre dans l’organisme par une lésion de la peau (même non visible), des voies respiratoires ou des muqueuses. 

La transmission interhumaine peut s’effectuer par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes (salive, éternuements, postillons…) ou par contact indirect avec l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselle, linge de bain…). 

Il est donc important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à disparition des dernières croutes, le plus souvent 3 semaines).

L’infection par le virus de la variole du singe n’est pas connue comme une IST, mais le contact direct avec une peau lésée durant un rapport sexuel facilite la transmission. 

  • 1ère période invasive

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, l’infection débute par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une asthénie. La maladie provoque également des ganglions. Les ganglions lymphatiques sont enflés et volumineux sous la mâchoire et au niveau du cou. La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes.

  • 2ème période éruptive

Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe une éruption cutanée sous forme de vésicules remplies de liquide qui évoluent vers le dessèchement, la formation de croutes puis la cicatrisation. L’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Des démangeaisons sont fréquentes. Les bulles se concentrent plutôt sur le visage, les paumes des mains et plantes des pieds. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche et la région génitale.

Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. 

La maladie dure généralement 2 à 3 semaines.

  • Complications

La maladie est plus grave chez les enfants et chez les personnes immunodéprimées. Elle peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques.

  • Que faire en cas de symptômes ?

En cas d’apparition de symptômes (fièvre et éruption cutanée avec des vésicules), contacter le SAMU Centre 15 qui orientera le patient vers une consultation médicale. Il est recommandé de s’isoler en attendant un avis médical et d’éviter les contacts avec d’autres personnes.

Plus d'informations sur le site du Ministère de la santé.

  • Réaliser un test PCR

Tout patient suspect doit bénéficier d’une consultation médicale et d’un test diagnostique réalisé par qPCR ou RT-PCR. En cas de test positif, le cas suspect devient un cas confirmé. En cas de test négatif, le cas est exclu. 

Le prélèvement de préférence est le prélèvement cutané (biopsie ou écouvillon en frottant plusieurs vésicules) et/ou bien nasopharyngé si la personne a une poussée éruptive dans la bouche ou la gorge.

Les personnes avec des symptômes évocateurs d’une infection au virus Monkeypox peuvent appeler le SAMU-Centre 15 pour être orientées.

  • S'isoler en attendant le diagnostic

Il est recommandé que les cas suspects présentant une forme clinique grave soient hospitalisés avec mise en place de mesures de protection jusqu’à l’obtention du résultat du test. Les cas suspects présentant des formes cliniques non graves doivent rester isolés à leur domicile dans l’attente du résultat. Le médecin prenant en charge le patient peut lui prescrire un arrêt de travail s’il ne peut pas télétravailler. 

Une fois le diagnostic posé, la variole du singe est une maladie à déclaration obligatoire, ce qui permet de suivre l'évolution du nombre de cas.

Les cas confirmés et probables sont ensuite interrogés par la cellule régionale de Santé publique France et de l’ARS afin d'identifier les personnes avec qui ils ont été en contact. Ces personnes sont ensuite contactées par les mêmes équipes afin de leur faire bénéficier d’un suivi et de les flécher vers une vaccination post-exposition.

  • Pour les personnes malades

A partir de la date de début des signes, restez isolé à domicile pendant 21 jours ou jusqu’à la guérison complète des lésions cutanées et muqueuses. Si l’isolement strict n’est pas possible, vous devez limiter vos interactions sociales aux activités de plein air sans partage d’équipement et sans contact physique.

Il est recommandé de ne pas partager ni mélanger vos vêtements, linge de maison, literie et vaisselle avec d’autres personnes ou de nettoyer systématiquement les objets et espaces après chaque contact avec la personne infectée. 

Lors des sorties éventuelles (courses alimentaires, promenades), vous devez porter des vêtements couvrant les lésions cutanées, et des gants en cas de lésions sur les mains, et un masque chirurgical dans l’espace public.  

Il est préconisé de ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes, y compris des rapports sexuels, quel que soit le type de rapport. 

Dès l’annonce des résultats, veillez à informer les personnes avec lesquelles vous avez été en contact depuis le début de vos symptômes pour les sensibiliser et les informer. Vous pouvez également les prévenir qu’elles seront contactées par l’ARS.

  • Pour les personnes contact à risque

Les personnes identifiées comme contact à risque ne sont pas tenues d'observer une période d'isolement après avoir déclaré être en contact avec une personne positive à la variole du singe.

Les cas contact ne sont pas tenus de présenter une attestation de résultat négatif. Seules des personnes avec symptômes sont considérées comme contagieuses, avant cela aucune mesure de restriction n'est envisagée pour les cas contact.

Une fois le diagnostic posé, en général seul un traitement symptomatique est nécessaire (stopper la fièvre, calmer les démangeaisons).

En cas de variole du singe, il est déconseillé de se gratter les lésions afin de ne pas se réinoculer le virus. Pour limiter les risques, il est conseillé de les couvrir.

Il est également interdit d’utiliser des anti-inflammatoires qui pourraient provoquer des formes graves.

Dans de rares cas, un traitement antiviral ou par des immunoglobulines est mis en place par les professionnels de santé. 

En savoir plus sur les traitements.

 

    En plus de la vaccination post-exposition autour d’un cas confirmé et pour les professionnels de santé exposés au risque, la HAS recommande la vaccination préventive des publics les plus exposés au virus :

    • Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et les personnes trans, dans les deux cas multipartenaires;
    • Les personnes en situation de prostitution ;
    • Les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle

    Pour rappel, le schéma vaccinal comprend 2 doses à 28 jours d’intervalle (ou 1 dose unique pour les personnes nées avant 1980 et ayant déjà été vaccinées contre la variole, et 3 doses pour les personnes immunodéprimées).

    La vaccination peut être réalisée par un médecin ou par un(e) IDE sur prescription médicale.

    Les personnes volontaires et concernées peuvent accéder à la vaccination sur la base d’une auto-déclaration de leur statut de personne cible pour la vaccination, après évaluation de la balance bénéfice-risque individuelle de cette vaccination.

    Les personnes rapportant un contact à risque avec une personne malade peuvent également accéder de la même manière à la vaccination.

    La vaccination contre le Monkeypox est gratuite et nécessite de prendre rendez-vous en amont. Elle est proposée dans les cinq départements des Hauts-de-France.

    Retrouvez la liste des sites de vaccination dans la région

    Santé publique France lance à partir du mercredi 13 juillet une plateforme téléphonique d’information afin de répondre aux questions du public sur les symptômes, les traitements, la vaccination et d'orienter vers les dispositifs de prise en charge.

    Ligne téléphonique gratuite « Monkeypox Info service »: 0801 90 80 69

    Accessible 7j/7, de 8h à 23h