Hauts-de-France

Filière excellence santé : un taux de réussite de plus de 50% au concours PACES 18/19

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Filière excellence santé
La filière d’excellence santé est l’une des mesures initiées par l’Agence régionale de santé Hauts-de-France (ARS HDF) pour lutter contre la démédicalisation de certains territoires.
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Créée conjointement par l’ARS et le Rectorat, en partenariat avec l’Université de Picardie, elle accompagne des jeunes du lycée à la première année commune aux études de santé (PACES), afin d’augmenter leurs chances de réussite. Le pari : en ayant leurs attaches familiales et amicales dans la région, ces futurs professionnels de santé seront d’autant plus enclins à s’y installer. Sur les 17 étudiants de la filière d’excellence 2018/2019, 9 ont réussi leur année de PACES.

3 étudiants dans le top 100 du classement

Sur les 1 309 étudiants de la PACES 2018/2019, 9 étudiants issus de la filière d’excellence en santé ont été admis. 3 d’entre eux se situent dans le très convoité top 100 du classement, dont deux dans le top 30. Les étudiants ont choisi de poursuivre leurs cursus de la manière suivante :

  • 4 étudiants admis en médecine (3 issus du lycée d'Hirson, l'autre du lycée Paul Claudel),
  • 3 étudiantes admises en sage-femme,
  • 1 étudiante admise en dentaire (lycée d'Hirson),
  • 1 étudiante admise en pharmacie (lycée d'Hirson).

Un starter pour les lycéens vers les métiers de la santé

La filière d’excellence santé accompagne les élèves de la classe de seconde à la PACES. Elle bénéficie à des lycéens volontaires puis à des étudiants sélectionnés sur critères sociaux et d’excellence, avec plusieurs objectifs : démystifier les cursus santé, donner l’envie de s’engager et les clés pour réussir ces parcours très sélectifs. Les cursus et les métiers de la santé sont présentés en classe de seconde. Des enseignements hebdomadaires spécifiques sont dispensés aux élèves identifiés en première et en terminale S. Ils visent à accroitre leurs capacités de travail, à appréhender les notions nouvelles dispensées lors de la PACES et le contexte de la vie étudiante.

Lola Dhailly, future étudiante sage-femme, a participé au dispositif filière d’excellence. Elle explique que « les cours donnés en terminale nous permettent d’avoir des bases sur plusieurs matières enseignées en PACES et surtout d’acquérir une méthodologie de travail. Le rythme en PACES est très intense et la charge de travail bien plus élevée. Nous ne sommes pas habitués à travailler tout le temps au lycée. Le coaching, les conseils, les mises en garde ont été très importants pour moi. Nous arrivons en PACES avec  une meilleure compréhension du système. »

Théo Descamps, futur étudiant en chirurgie, précise que la filière d’excellence permet aussi « de choisir en toutes connaissances de causes des études exigeantes. Cela évite de perdre une année et pourquoi pas  de se rediriger vers une autre filière qui correspond plus à ses attentes ou à ses capacités. »

Un accompagnement privilégié en PACES

Dans les suites de l’accompagnement mis en place auprès des lycéens, un tutorat renforcé est mise en place pour 30 étudiants de première année. Il s’agit d’une part d’un accompagnement dans les aspects logistiques : des chambres sont réservées dans un bâtiment CROUS situé à proximité de la faculté et disposant d’une salle de réunion. Un tutorat est d’autre part mis en place avec l’Association Initiative Pédagogique pour les Etudiants Picards. Il a pour objectif d’assurer un coaching collectif par petit groupe et de revenir sur les notions abordées en amphithéâtre. Une séance de trois heures a lieu chaque semaine, avec des professeurs intervenant dans les matières scientifiques.

Théo Descamps a, quant à lui, beaucoup apprécié le fait de « se retrouver entre étudiants de la filière d’excellence tout au long de la PACES. Dans cette ambiance très compétitive, ça nous aidait et nous rassurait de pouvoir compter les uns sur les autres. »

Un dispositif en cours d’extension à l’ensemble de la région

Une dizaine de lycées de l'Aisne, de l'Oise et de la Somme participent au dispositif qui a permis d’accompagner plus de 500 élèves, dont plus de 230 en quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Au regard des premiers résultats encourageants, l’ARS a proposé à ses partenaires de pérenniser et d’étendre le dispositif à l’ensemble de la région Haut-de-France.