Covid-19 - La situation épidémique continue de se dégrader dans la région

Communiqué de presse

La situation épidémique continue de se dégrader dans la région.
L’ARS réitère son appel à la vaccination la plus large possible avant la rentrée

La région Hauts-de-France connaît, comme toute la France, une nouvelle reprise de l’épidémie ces dernières semaines, liée en particulier à la circulation du variant Delta. Le taux d’incidence régional – nombre de cas positifs pour 100 000 habitants sur 7 jours – a été multiplié par 5 en un mois, en passant de 25,9 le 13 juillet dernier à 139,7 ce 13 août. Les départements du Pas-de-Calais (109,6) et de l’Oise (124,6) dépassent les 100 cas / 100 000 habitants, tout comme le Nord (186,3) qui se rapproche même des 200 cas / 100 habitants.

Reprise des admissions en réanimation

L’accélération de la circulation virale entraîne depuis le début du mois une nouvelle hausse du nombre de patients en soins critiques. Alors que l’activité de réanimation était en baisse continue depuis fin avril et le pic de la troisième vague, le nombre de patients pris en charge ne baisse plus et est même en augmentation avec plus d’admissions que de sorties. 104 patients étaient pris en charge en soins critiques hier dans la région, soit plus du double du nombre de patients enregistré le 15 août 2020, il y a un an (44 patients)*.

L’activité Covid n’entraîne à ce jour pas de tensions supplémentaires sur les services de réanimation en Hauts-de-France. Pour autant, sa dynamique à la hausse sur les derniers jours doit conduire à la plus grande vigilance pour les prochaines semaines. Cette vigilance doit passer par le strict respect des gestes barrière et des mesures d’isolement nécessaires ainsi que la poursuite de l’effort vaccinal le plus large et le plus rapide possible.

*données Santé publique France, disponibles sur Géodes

S’isoler, même sans symptômes, pour freiner la circulation du virus

Il est impératif pour casser les chaînes de transmission et ainsi freiner la circulation du virus de respecter un isolement strict dans les cas suivants :

  • Dès l’apparition des premiers symptômes de la Covid-19, sans attendre les résultats du test. Si le diagnostic est confirmé avec un test positif, l’isolement doit être suivi pendant 10 jours à partir du début des symptômes et jusqu’à 48h après la fin de la fièvre (même si c’est au-delà du 10e jour). Conduite à tenir en cas de symptômes
  • Lorsqu’on a été testé positif à la Covid-19, même sans symptômes. L’isolement doit aussi être suivi pendant 10 jours après la date du prélèvement. Il n’est levé qu’après cette période dès lors qu’aucun symptôme n’est apparu. Conduite à tenir en cas de test positif sans symptômes
  • Lorsqu’on est cas contact d’une personne positive à la Covid-19. L’isolement doit être suivi pendant 7 jours à partir de la date du dernier contact avec la personne positive. Il  peut être levé après un test négatif à J7. Conduite à tenir si l’on est cas contact

Les personnes cas contacts vaccinées doivent procéder à un test pour vérifier qu’elles ne sont pas positives. Elles n’ont pas à respecter la période d’isolement si le test est négatif mais doivent renforcer l’application des gestes barrières pendant la semaine qui suit pour éviter tout risque.

La vaccination pour sortir de l’épidémie

Les travaux menés dernièrement par la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES), et rendu public le 13 août dernier, démontrent l’efficacité de la vaccination contre la Covid-19 avec « à taille de population comparable, [un] taux de tests RT-PCR positifs près de 8 fois plus faible pour les personnes complètement vaccinées » (consulter l’étude).

En Hauts-de-France, 8 habitants de plus de 12 ans sur 10 ont reçu au moins une dose de vaccin, et 67% sont pleinement vaccinés. Il est impératif de poursuivre sans attendre l’effort vaccinal dans toutes les tranches d’âges, en particulier avant la rentrée de septembre, pour limiter le risque de formes graves et la circulation du virus, et en particulier pour les 12-17 ans pour lesquels la couverture vaccinale une dose s’établit à seulement 57,5%.