Covid-19 - Déploiement et utilisation des tests antigéniques dans les Hauts-de-France

Communiqué de presse
Visuel
L’ARS Hauts-de-France précise l’utilisation des tests antigéniques dans la région. Ceux-ci peuvent notamment être utilisés en ville pour les personnes symptomatiques. Ils sont également déployés dans les Ehpad pour assurer le test des personnels.
Corps de texte

L’ARS Hauts-de-France a défini une stratégie d’utilisation des tests antigéniques en concertation avec les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) biologistes, pharmaciens, médecins et infirmiers. Cette stratégie précise ainsi l’utilisation de ces tests dans les champs ambulatoire, sanitaire et médico-social.

Une campagne de dépistage par tests antigéniques dans les résidences universitaires de la région sera par ailleurs organisée la semaine prochaine par l’agence.

Une utilisation en ville pour les personnes symptomatiques

Les tests antigéniques (TAG) peuvent être réalisés et interprétés en ville sous la responsabilité de médecins libéraux, pharmaciens libéraux et infirmiers libéraux. Ils sont gratuits et réalisables sans ordonnance.

  • Les tests antigéniques doivent être utilisés en priorité pour les personnes symptomatiques, lorsque les symptômes remontent à 4 jours ou moins.
  • Les TAG peuvent être utilisés pour les personnes asymptomatiques si un professionnel de santé habilité à les réaliser l’estime nécessaire, uniquement dans le cadre d’un diagnostic.
  • Les TAG ne doivent pas être utilisés pour les personnes contacts et les personnes identifiées au sein d’un cluster. Ces personnes doivent procéder à un test RT-PCR.

La conduite à tenir varie selon le résultat du test et la situation de la personne :

  • Si le test est positif, le malade doit s’isoler immédiatement pour ne pas contaminer d’autres personnes. Il doit aussi contacter son médecin traitant, si possible alerter ses proches et se déclarer cas positif dans l’application TousAntiCovid.
  • Si le test est négatif et que la personne a plus de 65 ans et/ou présente un facteur de risque (obésité, risque cardiaque…), le résultat doit être confirmé par un test PCR. Il s’agit d’une mesure de précaution, le test antigénique étant moins sensible que le test PCR lorsque la charge virale est faible.
  • Si le test est négatif et que la personne a moins de 65 ans et/ou n’a pas de facteur de risque (obésité, risque cardiaque…), il n’y a pas d’autre démarche à effectuer.

Dans tous les cas, il faut continuer à respecter les gestes barrière.

Un déploiement pour le personnel des établissements médico-sociaux

Un premier stock de 68 000 tests antigéniques a été réparti dès le 30 octobre dans les Ehpad, les Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), les Maisons d’accueil spécialisées (MAS) et les Foyers d’accueil médicalisés (FAM) de la région, afin de proposer à l’ensemble des personnels de procéder à un test à compter du retour des vacances de la Toussaint. Une nouvelle livraison équivalente de  tests sera organisée dans les jours qui viennent.

Ces TAG sont utilisés dans les établissements qui ne comptent pas de cas positif parmi les résidents ou personnels depuis au moins 10 jours, avec pour objectif de pouvoir proposer la réalisation régulière de tests à l’ensemble du personnel.

Au premier cas positif parmi le personnel, l’ensemble des les résidents identifiés comme contacts à risque fera l’objet d’un dépistage immédiat par PCR qui reste celui à privilégier dans cette situation.

En l’absence de cas au sein d’un Ehpad, si un résident est symptomatique, le test RT-PCR reste le test de référence. Toutefois, la réalisation du test par TAG sera possible, mais nécessitera en cas de résultat négatif, d’être confirmé par un test PCR. Il en est de même pour un professionnel.

La réalisation de tests pour les patients aux urgences

Les établissements de santé de la région peuvent mettre en place les TAG dans les services d’accueil des urgences afin de permettre un diagnostic plus rapide des patients. En cas de test négatif, un test RT-PCR peut être réalisé pour confirmer le diagnostic, en particulier pour les personnes à risque de développer une forme grave, et plus généralement pour lever un éventuel doute sur le résultat.

Le déploiement des TAG est également prévu dans les hôpitaux pour les personnels des unités de soins longue durée, par extension de ce qui est prévu pour les établissements médico-sociaux, en raison du profil à risque des patients qui y sont hospitalisés.

Des tests dans les aéroports

Les tests antigéniques peuvent être utilisés dans les aéroports, en complément des tests RT-PCR, pour les passagers dont le test est requis, et qui n’auraient pu procéder à un test en amont du voyage. Les TAG pourront permettre d’assurer un dépistage avant l’entrée sur le territoire national des personnes en provenance de pays définis comme à risque.

Une utilisation préventive pour des dépistages ciblés 

Les entreprises et les collectivités territoriales peuvent utiliser les tests antigéniques pour l’organisation de dépistages après de populations cibles soumises à  une importante circulation virale. Ces campagnes sont organisées par l’employeur en lien avec les professionnels de santé habilités, et soumises à déclaration auprès de la préfecture du département.

Une campagne de dépistage dans les résidences universitaires

L’ARS organise à partir de la semaine prochaine une campagne multi-sites de dépistage préventif en ayant recours aux tests antigéniques, à destination des étudiants confinés dans les résidences universitaires de la région. Ces opérations sont organisées par l’Agence en partenariat avec les Crous et l’Université catholique de Lille. 7 000 étudiants pourraient prendre part au dépistage.

 

 

Pour plus d’informations sur les tests antigéniques et leur déploiement, consultez le dossier de presse du ministère des Solidarités et de la Santé ci-dessous.