Cérémonie du 14 juillet - 60 professionnels de la santé et du médico-social représenteront les Hauts-de-France

Communiqué de presse
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La cérémonie du 14 juillet sur les Champs-Elysées mettra cette année à l’honneur les femmes et les hommes qui ont œuvré face à la crise sanitaire. Parmi eux, 60 professionnels de la santé et du médico-social représenteront les Hauts-de-France, dont Dr Jérôme Demouy et Céline Douadi, porte-drapeaux.
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Le Gouvernement a décidé cette année de rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont été directement confrontés à la crise sanitaire. Seront notamment présents pour cette cérémonie, les familles des professionnels décédés du coronavirus dans le cadre de leurs fonctions, des personnels de santé impliqués en première ligne, ainsi que des représentants de la deuxième ligne – employés de supermarchés, enseignants, etc. – qui ont contribué à faire face à la crise.

60 personnels médicaux, paramédicaux et administratifs de première ligne

Médecins, infirmiers, aides-soignants, agents hospitaliers, hygiénistes, agents d’entretien, directeurs d’établissement, personnels administratifs, animateurs, éducateurs, pharmaciens, biologistes… Autant de métiers différents mobilisés tout au long de la crise sanitaire pour prendre en charge les malades et protéger les plus fragiles. Pour rendre hommage à un système de santé mobilisé dans son ensemble, 60 femmes et hommes de la région participeront à la cérémonie du 14 juillet. Ils représentent cette diversité de métiers, avec aussi bien des professionnels des Ehpad, des hôpitaux, de la ville que de l’aide à domicile. 43 établissements ou services de la région sont représentés au total.

Jérôme Demouy et Céline Douadi porte-drapeaux

Parmi les 60 professionnels de santé présents le 14 juillet pour les Hauts-de-France, deux auront la mission toute particulière de faire partie des porte-drapeaux : le Dr Jérôme Demouy, médecin coordonnateur en Ehpad, et Céline Douadi, infirmière cadre de santé, mobilisés dès les premières heures de la crise.

Médecin généraliste en ville, le Dr Jérôme Demouy, 52 ans, intervient depuis 13 ans en tant que médecin coordonnateur dans un Ehpad de la Somme. Conscient que la covid-19 touchait particulièrement les personnes âgées, il a confié sa patientèle de ville à une consœur pour se mobiliser à temps plein au sein de l’Ehpad avec « pour hantise que la Covid entre dans l’établissement ».

Sa mission principale comme médecin coordonnateur est d’intervenir en appui de l’établissement sur les questions médicales en veillant à la bonne pratique des soins. Il gère aussi l’équipe soignante, fait le lien entre les médecins traitants des résidents et l’établissement. Une autre de ses missions est d'identifier les risques éventuels pour la santé publique et veiller à la mise en œuvre de toute mesure utile à la prévention, la surveillance et la prise en charge de ces risques comme dans le cas de circulation virale. A ce titre, Jérôme Demouy a joué un rôle capital pour protéger les résidents avec la mise en place de mesures de protection et la décision très tôt de fermer l’établissement aux visites. Pour éviter de multiples interventions extérieures, il a assuré pendant toute la période le suivi médical des résidents, tout en assurant le lien téléphonique avec les médecins habituels.

« J’ai accepté tout de suite. C’est un honneur de pouvoir porter le drapeau national. Ça a été une forte pression au sein de l’établissement. Nous nous sentions vraiment au front et l'ensemble du personnel s'est entièrement dévoué dans ce combat. Cet épisode a renforcé les liens dans l’Ehpad, en particulier entre les soignants et administratifs, tous mobilisés. », a réagi le Dr Demouy.

Dr Jérôme Demouy et Céline Douadi

Forte de son expérience d’infirmière cadre de santé, Céline Douadi, 49 ans, avait quitté ses fonctions au sein d’une unité de soins quelques mois avant la crise pour enseigner le métier d’aide-soignant. Elle a été rappelée dès le début de la crise sanitaire pour créer la première unité Covid du CHU d’Amiens et encadrer l’équipe paramédicale. Elle s’est assurée pendant toute la crise que les soignants, médecins et paramédicaux, disposaient de tous les moyens nécessaires pour prendre soin des patients.

Outre ces missions d’encadrement, Céline Douadi a repris son rôle de soignante lorsque cela était nécessaire pour faire face aux impératifs de soins auprès des patients, avec des médecins, infirmiers et aides-soignants de médecine interne qui ont dû s’atteler à la réanimation et aux soins palliatifs : « l’urgence vitale est d’habitude exceptionnelle en unité de médecine, c’était là le quotidien avec très souvent plusieurs urgences simultanées.»

Autre enjeu, le lien avec les familles des patients, pour lesquelles les visites n’étaient pas possibles. La cadre de santé s’est appliquée au quotidien à garder ce contact en appelant chaque jour les familles des patients pour les informer de l’état de santé de leur proche.

« C’est une fierté toute particulière parce que le 14 juillet c’est généralement les militaires, premiers défenseurs de la nation, qui sont à l’honneur ; et cette fois-ci on nous reconnait comme protecteurs de la nation. Face à l’adversité, nous avons vécu une cohésion incroyable dans le service et plus largement dans l’hôpital. Les collègues de l’administration, la logistique et l’hygiène nous appelaient tous les jours pour nous demander ce dont nous avions besoin et ce qu’ils pouvaient faire pour nous aider. Avec le recul, cette mobilisation de tout l’établissement nous a permis de prendre la vague Covid plus sereinement, non comme un tsunami », a réagi Mme Douadi.