200 maisons de santé pluriprofessionnelles en Hauts-de-France

Communiqué de presse

200 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) sont désormais en activité en Hauts-de-France, contribuant ainsi à améliorer l’accès aux soins des habitants et à mieux répondre aux aspirations des professionnels de santé. Leur création est rendue possible par l’ARS qui accompagne ces professionnels dès les premières étapes du projet, pour la reconnaissance des MSP et leur fonctionnement.

Avec ce résultat, la région se situe bien au-delà de l’objectif fixé par le ministère de la santé de compter 174 MSP avant le 31 décembre 2022. Ceci illustre d’une part l’attrait de l’exercice coordonné, notamment pour les jeunes médecins, et d’autre part les moyens déployés par l’ARS pour faciliter la création des MSP qui constituent un levier de renforcement de l’offre de soins.

Alors que chaque structure compte en moyenne 14 à 15 professionnels, ce sont aujourd’hui 2 818 professionnels de santé qui sont investis dans les maisons de santé pluriprofessionnelles de la région, parmi lesquels figurent notamment 734 médecins généralistes, 849 infirmiers, 294 masseurs kinés et 75 sages-femmes.

L’ARS Hauts-de-France a par ailleurs reconnu ses deux premières MSP universitaires, à Wattrelos et Lille. Elles sont le résultat d’une volonté des professionnels de santé d’être en plus dans une dynamique de transmission des savoirs, de partage et de recherche avec les jeunes générations de professionnels. Elles concourent ainsi à l’amélioration de la formation et de la recherche en soins primaires et renforcent les liens entre la ville, l’hôpital et l’université.

Les MSP contribuent à améliorer l’accès aux soins et la qualité des prises en charge

Les maisons de santé pluriprofessionnelles sont des structures de soins de proximité qui regroupent des professionnels de santé médicaux notamment des médecins généralistes  et paramédicaux comme des infirmiers, des kinésithérapeutes ou des orthophonistes. Les professionnels qui y exercent sont libéraux et bénéficient ainsi d’un cadre de travail collectif.

Le travail en coordination des différents professionnels est inhérent au fonctionnement des MSP. Le regroupement de plusieurs types de professionnels en un même lieu – comme c’est le plus souvent le cas - et leur coordination permettent un accès aux soins facilité, une continuité des soins en cas d’absence ou indisponibilité du professionnel et d’une prise en charge globale et coordonnée entre les différents acteurs autour des besoins du patient. Un patient âgé qui a développé des problèmes d’équilibre peut par exemple consulter son médecin généraliste et se voir prescrire des séances de rééducation chez un kinésithérapeute dans une même structure de soins, en étant assuré que les deux professionnels échangeront régulièrement autour de son état de santé. 

Ces structures d’exercice coordonné favorisent par ailleurs le développement de la télémédecine,  des protocoles pluri-professionnels, le renforcement des politiques de prévention, ou encore la prise en charge des soins non programmés.

Les MSP sont prisées par les professionnels de santé de ville car elles offrent un cadre de travail collectif, pluriprofessionnel et des possibilités de se former, de progresser dans sa pratique et de bénéficier d’une organisation du travail plus souple que l’exercice isolé.

Ces maisons de santé constituent ainsi un élément d’attractivité aussi bien pour les professionnels diplômés que pour les internes ou stagiaires. Elles ont vocation à accueillir des externes et internes pendant leur formation et ainsi leur faire découvrir le territoire et ce mode d’exercice coordonnée. Elles permettent ainsi un ancrage des professionnels et futurs professionnels de santé sur le territoire, contribuant sur le long terme à renforcer globalement l’offre de soins.

L’ARS accompagne les acteurs à toutes les étapes de création des MSP

L’Agence régionale de santé accompagne les porteurs de projet tout au long du processus de création des maisons de santé pluriprofessionnelles aussi bien pour les aider à structurer la nouvelle organisation qu’à travers des financements ou la recherche de financement auprès de partenaires de l’Agence.

L’accompagnement  de l’Agence se traduit concrètement à toutes les étapes grâce à un budget annuel moyen de plus d’1,5 millions d’euros :

  • Aux prémices du projet, avec la réalisation d’une étude de faisabilité sur le territoire ciblé, un diagnostic territorial pour évaluer les besoins du territoire, la motivation des professionnels de santé et de valider l’existence potentielle d’une dynamique de maison de santé pluriprofessionnelle ;
  • Une fois l’équipe pluri professionnelle constituée, avec un accompagnement à la rédaction du projet de santé. Le projet de santé permet à partir des besoins en soins du territoire de penser l’organisation de la maison de santé et de fixer les projets communs en matière de prévention et de prise en charge.
  • Lorsque la MSP est officiellement labélisée par l’ARS, avec un accompagnement à la mise en fonctionnement pour faciliter le déploiement des actions de son projet de santé. Un soutien financier peut aussi être accordé par l’Agence pour aider les professionnels à exercer de manière coordonnée grâce à l’acquisition d’un système d’information partagé ou l’équipement d’une salle de réunion, mais également à accueillir de nouveaux professionnels.
  • Enfin, l’ARS finance le déploiement de la formation Pacte soins primaires à destination des coordinateurs de MSP. Cette mission de coordination joue un rôle central puisqu’elle permet une meilleure organisation, favorise une dynamique d’équipe et permet aux professionnels de santé de se recentrer sur leur cœur de leur métier.

L’Agence travaille par ailleurs en partenariat avec les URPS et la Femas Hauts-de-France et mobilise si nécessaire des bureaux d’études pour proposer aux porteurs de projet un accompagnement métier et à l’ingénierie au plus près de leurs besoins.

L’ARS anime chaque trimestre dans chacun des cinq départements des comités des structures d’exercice coordonné qui réunissent les partenaires régionaux et départementaux de l’exercice coordonné - notamment l’assurance maladie, les représentants de professionnels de santé au travers des URPS et des ordres et les représentants des collectivités territoriales via le Conseil régional et les Conseils départementaux. Ce temps de concertation permet d’une part d’auditionner les porteurs des projets et de vérifier leur conformité au regard du cahier des charges régional, et d’autre part, d’harmoniser les accompagnements et financements accordés. 

Professionnels de santé ou collectivités locales :

Département de l'Aisne

Département de l'Oise

Département de la Somme

Département du Nord

Département du Pas-de-Calais